L’Ail

Ail rose fraîchement épluché

Description et bienfaits

L’ail commun ou ail cultivé est plante potagère vivace dont les bulbes, à l’odeur bien typée, et connue de tous, au goût puissant et parfumé, sont souvent employés comme condiment en cuisine, mais ça ne lui empêche pas d’avoir de merveilleux pouvoirs bénéfiques pour notre santé.
La tête d’ail se compose de plusieurs caïeux ou « gousses » d’ail et on les consomme, parfaitement frais jusqu’à leur parfait séchage. La fleur d’ail n’est pas sans reste, puisque elle aussi est consommée.

Ses principaux composants sont :

  • 64 % d’eau
  • 27,5 % de glucides
  • 6 % de protéines
  • 3 % de fibres
  • Divers : prostaglandine, acide phénols, phytostéroïdes, polyphénols, flavonoïdes…
  • Vitamines (mg par 100 g) : A,B1 (0,2), B2 (0,08), B3 (0,65), B5 (0,6), B6 (1,2), C (30), E (0,1)
  • Minéraux (mg par 100 g) : Potassium (446), Soufre (200), Phosphore (144), Calcium (38), Magnésium (21), Sodium (10), Chlore (30)…
  • Oligo-éléments : Fer (1,4), Zinc (1), Manganèse (0,46), Bore (0,4), Cuivre (0,15), Nickel (0,01), Molybdène (0,07), Iode (0,003), Sélénium (7 à 20 ppm).
  • Composés soufrés

On en extrait une huile essentielle, bien-sûr utilisée pour divers soins, mais elle a également sa place en cuisine.

Valeur nutritive et médicinale :

Il a des effets hypolipidémiant, anticoagulant, antihypertenseur, chélateur contre certains métaux lourds et toxines, antioxydant, immunostimulant et anti-cancer.
L’ail renferme des vitamines A, B1, B2 et C, divers antibiotiques naturels, ainsi que des agents anticholestérolémiants.
Il contient de l’inuline, c’est à dire un prébiotique contenu dans ses fibres et donc, il stimule le développement des bonnes bactéries utiles à la flore intestinale c’est à dire notre microbiote
Dans ses composés soufrés, il contient de l’allicine, anti-bactérien et anti-infectieux, qui combat les virus
Les extraits d’ails sont utilisés communément dans le traitement des rhinites
Par son action bénéfique sur la circulation sanguine, il pourrait avoir une efficacité pour réduire le risque d’hypertension artérielle.
Plusieurs études scientifiques ont conclu, sur base d’une synthèse statistique internationale, qu’il existe suffisamment de preuves pour affirmer que la consommation régulière d’une gousse d’ail (3 g) par jour réduirait de moitié le risque du cancer de l’estomac, du colon et du rectum.
Par contre il est intéressant de savoir que l’enzyme alliinase, à l’origine des effets bénéfiques sur le cancer des voix digestives, n’est vraiment efficace que si l’on consomme l’ai cru écrasé, après l’avoir laissé reposer 15 minutes
Les cancers du cerveau, de la gorge, du poumon, du sein et de la prostate bénéficieraient, eux aussi de ces bienfaits

Références des études scientifiques relatives au bienfaits de l’ail sur différents cancers

  1. Gao C-M, Takezaki T, Ding J-H, Li M-S, Tajima K, « Protective effect of allium vegetables against both esophageal and stomach cancer: a simultaneous case-referent study of a high-epidemic area in Jiangsu Province, China » [archive]Jpn J Cancer Res. 1999 Jun;90(6):614-21.
  2. (en) You W, Blot WJ, Chang Y, « Allium vegetables and reduced risk of stomach cancer » [archive] J Natl Cancer Inst. 1989;81:162–4.
  3. (en) Buiatti E, Palli D, Decarli A, « A case-control study of diet and gastric cancer in Italy » [archive]Int J Cancer. 1989 Oct 15;44(4):611-6.
  4. (en) Hansson LE, Nyren O, Bergstrom R, « Diet and risk of gastric cancer: a population-based case-control study in Sweden » [archive]Int J Cancer. 1993 Sep 9;55(2):181-9.
  5. (en) Dorant E, van den Brandt PA, Goldbohm RA, Sturmans F. « Consumption of onions and a reduced risk of stomach carcinoma » [archive]ISTEX [archive]Gastroenterology. 1996 Jan;110(1):12-20.
  6. (en) Aaron T Fleischauer, Charles Poole et Lenore Arab, University of North Carolina, « Garlic consumption and cancer prevention: meta-analyses of colorectal and stomach cancers 1,2,3 » [archive]American Journal of Clinical