La matricaire

La matricaire – camomille sauvage  » Matricaria recutita » … La reconnaître, la cueillir, l’utiliser.

La camomille sauvage, matricaire camomille ou petite camomille, est une plante herbacée annuelle de la famille des Astéracées (autrefois nommée « ombellifères ») et du genre Matricaria. Elle est parfois appelée camomille allemande, camomille vraie ou matricaire tronquée.
Vous la rencontrerez aux bords des chemins et sur les talus dès le mois de mai et jusqu’en octobre.
Elle ressemble à la marguerite mais se rapproche en grandeur de fleurs de la pâquerette, à la différence des deux précédentes, c’est que son coeur jaune est bombé et non plat, et en fin de floraison, ses pétales blancs se tournent vers le sol, laissant apparaître ce coeur jaune, bombé et charnu.

C’est une plante annuelle dont la hauteur ne dépasse pas 50 cm de hauteur. Sa tige est striée et donne naissance à de longues feuilles fines, découpées en minces lanières et très ramifiées.
Pour la reconnaître, il suffit de couper une ou deux fleurs et de les froisser très fort entre vos doigts. Se dégage alors une odeur aromatique bien spécifique de la camomille sauvage. Elle est puissante, suave et sucrée … exactement la même que vous retrouverez dans une tisane maison.

La camomille sauvage, tout comme la camomille romaine que l’on cultive, a de nombreuses vertus. On apprécie ses qualités apéritives et digestives. Elle a aussi un pouvoir anti-inflammatoire et anti-douleur (menstruations, maux de tête lié au foie …) Le soir, en infusion à raison de deux cuillerées à café par tasse d’eau chaude (250 ml) elle prépare à une nuit calme avec un estomac léger.
Mais ce goût doux et agréable peut agrémenter diverse préparations, au gré de votre fantaisie et de votre créativité. Par exemple dans une compote de pommes, en sirop dans une eau gazeuse, dans la pâte d’un gâteau ou pâte à crêpes … Pour ma part, j’ai réalisé une limonade semblable à celle que l’on réalise avec les fleurs de sureaux. Je vous donne la recette en fin d’article.

Mon expérience personnelle :
J’ai déshydraté les sommités fleuries pour les conserver afin d’en faire des tisanes maison.
J’ai un déshydrateur prévu pour cela, mais si vous n’en possédez pas un, vous pouvez tout aussi bien agir autrement. Après avoir très brièvement rincé les fleurs coupées, séchez les dans un linge propre, ensuite, coupez les sommités fleuries que vous mettrez sécher sur un grand linge propre, soit au soleil si vous avez un jardin ou une terrasse, soit dans un endroit sec et tempéré.

Ma recette de limonade de fleurs de camomille sauvage

Il vous faut :
5 litres d’eau pure (filtrée ou de source en bouteille)
100 gr de fleurs fraîches nettoyées de ses tiges et de ses feuilles
30 ml de vinaigre d’alcool
500 gr de sucre de canne (à défaut le blanc fonctionne très bien)
2 citrons bio

Préparation :
Dans une grande marmite en inox, chauffer les 5 litres d’eau avec le sucre jusqu’à ce que ce dernier soit bien dissous (il n’est pas nécessaire de faire bouillir).
Laisser tiédir et puis y déposer les fleurs de camomille, les deux citrons coupés en rondelles, le vinaigre.
Mélanger afin que tous les arômes se marient.
Couvrir avec le couvercle de la marmite et laisser macérer pendant 48 heurs à t° ambiante.
Au bout de ce temps, filtrer à l’aide d’une passoire fine ou d’une étamine, doublée d’une feuille de papier absorbant. Verser le liquide dans des bouteilles à griffe qui supportent la pression, car elle va devenir naturellement pétillante.
Déposer en cave ou dans un endroit frais si vous n’avez pas de cave (c’est mon cas, j’ai mis mes bouteilles dans une armoire, dans une pièce plus fraîche).
Laisser la préparation fermenter environ 1 mois. Si vous laissez plus, ce sera d’autant plus pétillant … donc à voir selon les goûts de chacun

! Malgré la filtration, un dépôt peut se former … c’est la marque du « fait maison » et ça n’altère en rien votre limonade.

Servir dans un verre avec quelques glaçons … un vrai délice et c’est du vrai, du naturel, plein de propriétés!